De l’art dans la décoration intérieure (vidéo)
Lancement de la chaîne Pêcheur d’Art sur Youtube :
Désormais, vous pouvez retrouver également Pêcheur d’Art sur Youtube. Des vidéos seront en ligne régulièrement.
Un exemple d’intégration d’oeuvre d’art dans un intérieur privatif alliant recherche esthétique et touche artistique. Ici, trois oeuvres de l’artiste Magalie Ors trouvent leur place dans un intérieur sobre et clair, dans lequel se mêlent design et vintage.
Apprivoisez vos gouts pour les exprimer simplement !
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Décès de J.D. Salinger : l’attrape-coeurs a cessé de battre.
L’ermite de génie Jérome David Salinger, mort mercredi ( avant-hier, le 27 janvier 2010. ndrl ) à l’âge de 91 ans, était devenu célèbre en 1951, dès la parution de « L’Attrape-coeurs », l’un des 25 best-sellers de la littérature américaine et vivait en reclus depuis des décennies. Malgré l’énorme succès de ce roman sur la révolte d’un adolescent, Salinger n’avait plus rien publié depuis 1965 et n’avait accordé aucun entretien à la presse ces 30 dernières années. Auteur fétiche de la génération de l’après-guerre, Salinger s’était senti traqué par la célébrité après le succès de ses cinq recueils de nouvelles (« L’Attrape-coeurs », « Franny et Zooey », « Dressez haut la poutre maîtresse charpentiers », « Seymour: une introduction », « Pour Esmé »). Dès les années 1960, il s’était réfugié dans son chalet de bois de Cornish, perché sur une colline du New Hampshire (nord-est). Après la publication de sa dernière nouvelle dans le New Yorker, en 1965, le romancier s’était entouré d’un silence presque mystique de 45 ans. Lire la suite de cette entrée »
Exposition de Maillol le catalan enfin reconnu à Barcelone
Aristide Maillol est à l’honneur à la Pedrera à Barcelone du 20 octobre 2009 au 31 janvier 2010. A travers 121 œuvres, la cité catalane redécouvre cet artiste originaire de Banyuls (catalogne française) et qui révolutionna l’art et la sculpture du début du XXème siècle. Lire la suite de cette entrée »
Tous mes meilleurs voeux 2010 !

- Voeux 2010
Après cette année 2009, que je qualifierai de bancale à défaut de bancaire, je ne m’amuserai pas à chercher dans ma bourse le crédit de trop de mots inutiles pour juste espérer, à chacun de ceux qui me liront, une année 2010 un peu plus agréable et sereine que la défunte tumultueuse.
Le radeau de la Méduse – Théodore Géricault
Théodore Géricault, né le 26 septembre 1791 à Rouen et mort le 26 janvier 1824 à Paris, est sans doute le peintre ayant incarné le début du Romantisme en France, au début du 19 ème siècle, alors que ce courant est apparu d’abord en Allemagne, puis en Grande-Bretagne, au 18 ème siècle. Il apparaît comme le chantre du désespoir et de la souffrance humaine, il semble se placer comme un précurseur et premier de cordée des peintres romantiques en France. Comme Eugène Delacroix par exemple, grandement influencé par Géricault, de sept ans son aîné, pour lequel il ira même poser pour l’oeuvre en question : le radeau de la Méduse.

Etude pour le radeau de la méduse (Plume/encre brune sur papier crème 20,1x28,1 - 1819 musée des Beaux-Arts de Rouen)
Thierry Henry : la main invisible du marché de dupes
Cachez donc cette main que je ne saurais voir. Voilà à quoi me fait penser la ritournelle médiatico-populaire que j’entends depuis ce fameux mercredi 18 novembre 2009, au soir de ce jour où s’est joué devant une foule de spectateurs, cet acte d’une dramaturgie ordinaire.
Thierry Henry, joueur de football et capitaine de l’équipe de France a contrôlé le ballon de la main pour offrir le but de la victoire. Et la France se qualifie pour le graal, la coupe du monde de football 2010.
Le décor est planté. Mais s’en est suivi, depuis, des rafales de réactions, de bombardements de justifications, à la télé, sur les ondes de radio, sur internet avec ses blogs et ses forums. Dès lors de quoi s’agit-il exactement ? Thierry Henry est-il un salaud ou un héros ? Est-il un mécréant ou un seigneur ? Doit-on opter pour la lapidation ou le piédestal?
Je pense qu’il n’est réellement question en rien de tout cela. Et que ce joueur n’est devenu rien d’autre que le symbole d’une époque, qui se refuse de voir mis en lumière ce qu’elle fait à longueur de temps : tricher. La triche, ce phénomène qui semblait être un art fut un temps et appliqué artisanalement par des personnages presque romanesques, s’est installé dans le comportement jusqu’à devenir industriel, institué, accepté, voire même loué comme une qualité. Faisant éclater certaines valeurs pour mieux les retourner, arrivant à faire passer pour archaïque l’honnêteté, et moderne la fraude. Nous avons même eu le droit au couplet de supporters : « ok il a marqué de la main, il a triché, mais s’il l’avait dit à l’arbitre, il aurait été vraiment con ». Il est donc admis qu’aujourd’hui, quelqu’un faisant acte d’intégrité, en reconnaissant avoir commis une erreur, est un con. Il suffit d’aller lire les forums de foot pour lire ce genre de raisonnements et comprendre le mien. Il est hors de question de me positionner sur un jugement moral, j’analyse et ne fais que le constat d’une acceptation de la triche. D’un petit arrangement avec les événements pour qu’il réponde à notre demande. Or, ce dont il s’agit avec cette action, qu’un temps aurait jugé comme déloyal, n’est pas la cause d’un tout mais en est la conséquence, le révélateur.
Ryūichi Sakamoto
Je me vois, l’espace d’un instant, convié par mes souvenirs, à voir ressurgir des images d’une force inoubliable et d’une ésthétique n’ayant pas trop à souffrir de son quart de siècle. Ces images ? Des bribes de scènes de Furyo, film que je reçus, alors, comme une météorite bousculant l’éco-système de ma très jeune adolescence. Je n’ai pas revu ce film depuis sa sortie, mais j’avoue que la mémoire m’épate par ses capacités à recréer comme un puzzle ce qu’elle a archivé. Ce qui sonnait comme un fragment d’inventaire exhumé de la grande histoire de la seconde guerre mondiale, au travers d’une histoire de rencontre humaine et contraire, s’est révélé encore plus troublant de par la quasi intimité du face à face symbolisée par le Capitaine Yonoi ( Ryūichi Sakamoto ) et le Major Jack « Strafer » Celliers ( David Bowie ). La tension sous-jacente exprimée dans les sentiments devenus ambigus -l’homosexualité- entre les deux personnages, n’était pas non plus un sujet des plus abordés de manière courante dans notre société, et par extension dans la culture dans son ensemble. Une sorte de lutte particulière de sentiments amoureux au milieu d’une guerre commune de sentiments de haine.
Pierre Soulages : la conscience du noir
Depuis le 12 octobre 2009, et ce quelques 30 années après un tel événement dans le même lieu, plus d’une centaine d’œuvres majeures de Pierre Soulages viennent noircir les entrailles de la tuyauterie du Centre National d’Art et de Culture Georges-Pompidou. Inévitablement cette exposition confirmée en une immense rétrospective, prend en fait la mesure d’un éclatant hommage au parcours du peintre de « l’obscur flamboyant ».
J’aurais pu me répandre sur la maîtrise technique de son œuvre, et de son évolution, que cela n’aurait ajouté qu’une couche de vernis superflue; tant l’artisan de cette oeuvre sait le faire mieux que quiconque.
J’aurais pu m’employer à torturer le style Pierre Soulages sous une cérémonie de mots, que l’on en aurait perdu l’émanation même de ce que l’œuvre transmet à l’œil, et insuffle à l’esprit.
Quel est le rôle de l’artiste
Cette question est, me semble-t-il, subjective à chacune de nos particularités et ce que l’on attend en se plongeant dans une œuvre d’art.
Cela étant, la question en elle-même reste des plus intéressantes. J’avoue me la poser encore, de temps à autre, et cela a la vérité de signifier que je n’ai pas de réponses définitives ; ou de constater mon esprit pas encore étreint de certitude quant à cette réflexion.
D’ailleurs quiconque apprécie et visite les œuvres d’art de notre univers culturel se la pose. Peut-être pas en ces termes directs, mais également indirectement.
En effet il serait plus courant de s’interroger sur l’œuvre d’un artiste, que sur l’artiste lui-même. Or remettre en question, en doute, l’œuvre d’un artiste, ne reviendrait-il pas au même que de remettre en doute l’artiste lui-même ?
Ne faisons-nous pas, tous à notre niveau, les choses par rapport à ce que nous sommes et devenons ?
Sur ce sujet il a été mis à ma connaissance, grâce à un ami amoureux de littérature, un texte écrit par un écrivain pour le moins lumineux et élégant. Cet écrivain n’est autre qu’Albert Camus, et son texte est en fait le « Discours de Suède ». Ce discours fut énoncé en 1957, le 10 décembre pour être précis, lors de la remise du Prix Nobel de Littérature à son endroit.
La réception de cette distinction fut, en ce moment solennel et honorant l’ensemble de son œuvre, pour Albert Camus une belle occasion de définir sa conception de l’Art, et dessiner ainsi sa vision du rôle de l’artiste dans notre société.
Et ce, à peine plus de deux ans avant son décès. Je vous livre un extrait de ce discours, où est exalté le cœur même de ce sujet :





